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Le froid tue ? Non c’est encore et toujours la pauvreté
Communiqué confédéral du 04 décembre 2008

Comme chaque année avec l’arrivée de l’hiver, on assiste au retour d’un drame : les SDF meurent de froid. Le gouvernement verse des larmes de crocodiles et les ministres rivalisent en fausses compassions dans leurs déclarations. Il est plus qu’écoeurant de constater à quel point cette information est devenue un tel « marronnier ».

Le froid tue en hiver, certes, mais il ne tue que ceux qui dorment et vivent déjà dehors, dans des abris de fortune ou sans abris du tout, dans la rue, dans leur voiture ou une caravane, ou dans les bois, comme de récents reportages l’ont fait remarquer. Ces personnes vivent dans de telles conditions toute l’année et on fait semblant de le découvrir chaque hiver.

Ces gens sont pour certains des « exclus », ils n’ont pas de travail ou de logement depuis des années. Mais ce ne sont pas les seuls. Nombre d’entre eux sont des travailleurs pauvres, salariés à temps partiel, mais aussi à temps plein, du privé comme de la fonction publique, comme quoi les privilèges...

Maintenant le gouvernement veut nous faire croire, comme chaque année, qu’il essaie de régler le problème des sans logis. Il en est pourtant en grande partie responsable. Les gouvernements ces dernières années n’ont fait que renforcer ces situations en réduisant les impôts des plus riches, en précarisant les travailleurs, en multipliant le temps partiels et les heures supplémentaires contre des CDI à temps plein, en refusant d’augmenter significativement le SMIC et en entreprenant une politique de démantèlement des services publics.

Sans oublier la question même du logement. Car si certains n’ont pas de toit pour dormir, c’est bien parce que d’autres cumulent les résidences secondaires, spéculent sur des logements laissés vides ou se goinfrent de dividendes obtenus sur le dos de travailleurs exploités.

Le gouvernement trouve des milliards pour ses amis les banquiers et patrons, mais n’a que des miettes pour l’urgence et le logement social. Il laisse se développer la misère dans un monde qui n’a jamais autant produit.

Contre l’exploitation et la régression sociale, imposons la redistribution des richesses !

Publié le 4 décembre 2008.
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